je sais pas

21 août 2012

Je devrais déjà être chez Emilie mais je laisse traîner les heures. L'ennui, pour une fois, ne me lasse pas. Je reviens des mêmes endroits aux mêmes heures pourtant je ne vis pas deux fois la même journée. J'aimerais écrire un livre pour chaque ami. Ca recommence, le désordre des pensées. Mes mains tremblent et ma tête est ailleurs. De nouveau, le soleil est une agression, une bouche pleine de rayons qui mordille mon crâne. J'ai envie de fumer, je n'ai plus d'argent, du coup chaque bouffée d'air est un soupir.


Et faire l'amour m'obsède.

Posté par Noizett à 11:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 août 2012

Je suis nu, je suis ailleurs et je vous écris. Ce soir, j'ai promis à Laura sa dose de pillules magiques, sauf que je n'en ai pas trouvé, sauf que je suis pauvre et qu'encore hier soir j'ai rêvé que j'étais à la rue. Hurle Lune ça n'avance pas. L'adaptation cinématographique de Coeur de Chien est toute rayonnante dans ma tête mais manque d'envergure voire carrément d'ailes. L'Université me paralyse de peur, je n'arrive même pas à me répresenter les litres de sueur qui vont couler pour qu'enfin je puisse tout payer. Le système de la dette me ronge peu à peu, je suis un dafalgan en fin de vie dans un verre trop grand. Les amis ça m'angoisse, j'aimerais tous les mettre au feu. La haine me suit comme un petit chien hargneux. Mon ombre ne brille plus dans aucune nuit, j'ai oublié ce que ça faisait d'avoir la tête vide et le corps sain. Fumer, boire, fumer, manger. Depuis 10 jours ce sont les mêmes verbes qui commandent mes mouvements. L'impression de ne compter pour rien, de pouvoir mourir si facilement et sans conséquences. Je recherche peut-être à frôler l'absence pour enfin pouvoir disparaître sans en effleurer un. J'ai dit à grégoire que j'aimerais bien mourir en groupe mais il n'a pas réagi. Il est tellement loin de moi maintenant et il fait comme si rien n'avait existé. Rien n'a peut-être existé pour lui. Pourquoi ai-je toujours choisi la surréalité ? Peut-être parce qu'on  ne peut pas lui survivre et que ma vie n'est rien qu'une course après la mort. Et les mains moites, toujours, les mains salies par la plus mauvaise vie. Bientôt les bancs seront mes lits et je ne serai plus que pitié dans les yeux de tous. Je m'imaginais autre il y a encore deux jours mais je me suis jetté dans un gouffre sans en calculer sa profondeur.


J'ai barré le vous car après tout j'écris pour moi, pour le seul qui s'intéresse à cette vie déjà essouflée. Je sais bien qu'on ne va pas tolérer ma tristesse plus longtemps et que bientôt je serai seul. À nouveau seul.

Posté par Noizett à 11:57 - Commentaires [1] - Permalien [#]
09 août 2012

these days

boire - manger - fumer

 


boire
fumer

boire
manger
fumer

boire
boire
boire
fumer fumer
fumer
boire fumer
manger
fumer fumer boire
boire boire fumer
boire
manger
boire boire boire boire manger fumer boire fumer manger boire fumer

Posté par Noizett à 10:06 - Commentaires [0] - Permalien [#]
02 août 2012

Maman est partie

et je suis trop défoncé pour la retenir

et mes bras sont trop courts

toujours trop COURTS

le souffle

Posté par Noizett à 18:47 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Hôpital silence, le livre du traumatisme

si je me livre c'est pour me relire ivre

et revivre en plus lyrique

ma vie trop vite criée, une vouivre parmi les fées

 

 

JE SUIS SOUS INFLUENCE ENCORE DEPUIS 3H JE SUIS SOUS L'INFLUENCE D'UNE FÉE VERTE ET D'UNE PRAIRIE D'HERBE
IMBERBE

 

l'herbe imberbe

 

berkkk

Posté par Noizett à 18:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 mai 2012

je baisse la tête et je contemple le ciel

Aline_et_moi_j

Posté par Noizett à 14:22 - Commentaires [1] - Permalien [#]
25 avril 2012

c'est la fête à l'école

et je ne suis pas à l'école, je suis chez moi. je n'ai plus droit à rien à part me tenir à carreau. j'avais demandé à Gregoire ou à Aline de m'appeler pour que j'entende les cris, les rires, la musique mais ils m'ont oublié. je leur avais demandé ce qu'il faisait après l'école, pour qu'on se retrouve, qu'on partage une bouteille de vin, qu'on rigole des mêmes blagues mais encore une fois ils m'ont oublié. c'est si dur d'aimer des gens qui ne t'aiment qu'à l'occasion, que quand ta présence physique peut les sauver de leur propre solitude. mais c'est comme ça que ça marche les relations humaines, quand on rentre chez soi on redevient la même matière fécale pour le reste du monde. enfin il y a internet. il y a toujours internet ...

putain ça fait mal.

Posté par Noizett à 11:45 - Commentaires [2] - Permalien [#]

hier soir j'ai fait une expérience

après avoir discuté avec deux très belles personnes du nom de Marie et Rémi, j'ai craqué deux allumettes en honneur de leur personnalité respective. je les ai laissées brûler jusqu'à la presque fin. ensuite, je les ai déposées sur mon appui de fenêtre, Marie à droite, Rémi à gauche et j'ai laissé le vent de la nuit décider lequel resterait et lequel partirait. ce matin, j'ai été vérifier et il s'avère que Rémi est resté et que Marie est partie. je n'accorde pas grande importance à ce genre de signe car il est vrai que vu le sens du vent, Marie était beaucoup plus exposée. mais je n'y avais pas réfléchi hier à minuit vingt. peut-être l'ai-je placée là inconsciemment pour la voir partir. l'avenir nous le dira.

Posté par Noizett à 11:44 - Commentaires [1] - Permalien [#]